L’Economie Sociale Partenaire de l’Ecole de la République

De la parole aux actes, ou l’art de respecter la parole donnée

RB-avril2016-1 (2)Edito de Roland BERTHILIER, Président de L’ESPER, dans la Lettre d’information de L’ESPER de mars-avril 2017

Ces temps électoraux constituent un excellent moment de questionnement des projets sociétaux des uns et des autres, et de discussions autour des sujets d’avenir. L’Economie Sociale et Solidaire, l’Education, la citoyenneté et les valeurs de la République ne peuvent selon moi qu’être au cœur de cet exercice citoyen.

Tout comme Roger Belot, Président d’ESS France, je ne peux que déplorer l’absence de ces sujets dans la campagne que nous vivons actuellement. Est-ce à dire que ces valeurs qui nous sont chères, une économie plaçant l’humain au centre, des départs en retraite à venir par centaines de milliers dans un secteur qui donne du sens au travail n’intéresseraient personne ? Pouvons-nous nous contenter de voir que la lorgnette médiatique limite les projets portés pour notre Education nationale au seul port de l’uniforme à l’Ecole ? Je suis loin de le penser.

En 2012, L’ESPER publiait un « Manifeste pour une éducation à l’ESS », cinq ans plus tard, elle publie un « Appel pour une Education Sociale et Solidaire ». Bien des choses ont changé depuis, bien des projets ont été lancés, en passant par la toute première « Semaine de l’ESS à l’Ecole ». Poursuivons cette dynamique collective.

Nous interpellions avec ESS France le 6 avril dernier quatre candidats, ou leurs représentants, sur l’ESS, plus particulièrement en ce qui nous concerne, sur les sujets éducatifs, mis au cœur des questions posées. Les engagements pris à cette occasion par Christophe Itier (Emmanuel Macron), Liem Hoang Ngoc (Jean-Luc Mélenchon), Benoît Hamon et Francis Vercamer (François Fillon), constituent un premier pas, qu’il s’agira de concrétiser.

Nous serons collectivement les garants du respect de la parole donnée. Cette denrée n’est que trop rare par les temps qui courent. Ne nous arrêtons donc pas en si bon chemin, ne concentrons pas nos efforts sur les seules élections présidentielles, les législatives se profilent derrière, tout aussi déterminantes pour notre avenir collectif.