Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) est une évaluation créée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui vise à tester les compétences des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, sciences et mathématiques. L’objectif est de comparer les performances des élèves issus de différents environnements d’apprentissage pour comprendre ce qui les prépare le mieux à leur vie d’adulte.
Cette évaluation se déroule tous les 3 ans depuis 2000 puis tous les 4 ans à partir de 2025.
Les premiers résultats de l’étude de 2025 montrent qu’en France :
- Les performances des élèves en culture scientifique, culture mathématiques et compréhension de l’écrit sont en légère baisse depuis 2015, mais restent dans la moyenne des résultats de l’OCDE.
- Les performances sont similaires entre les filles et les garçons en culture scientifique. En revanche, les filles obtiennent un score significativement supérieur à celui des garçons en compréhension de l’écrit et les garçons restent en moyenne plus performants que les filles en culture mathématiques.
- La part d’élèves en difficulté en compréhension de l’écrit et en culture mathématiques continue d’augmenter.
- Les écarts de performance selon l’origine sociale demeurent parmi les plus élevés au sein de l’OCDE.
- Par ailleurs, les élèves français se déclarent plus persévérants et plus curieux que ceux des autres pays de l’OCDE ; ils consacrent un temps quotidien aux écrans important mais moins élevé que dans le reste de l’OCDE ; et leur soutien familial est en baisse en France, comme dans la plupart des pays de l’OCDE.
Ces résultats sont à mettre en lumière avec les conditions logistiques, matérielles et financières de l’Ecole, la place de l’enseignement et la mise en place des apprentissages.
Les syndicats rappellent à ce propos que « l’État se désengage progressivement du service public d’éducation. Fermetures d’écoles et de classes, affaiblissement des Rased, personnels insuffisamment rémunérés, formation continue en recul, moyens insuffisants, développement du privé financé par des fonds publics… Résultat ? L’École doit toujours faire plus avec toujours moins. » (SE UNSA).
Les différentes réformes gouvernementales de cette dernière décennie n’ont semble-t-il pas permis d’augmenter les résultats des élèves français. SGEN CFDT réaffirme donc les leviers d’actions souvent demandés par les syndicats, comme augmenter le nombre d’enseignant·es, placer la formation continue des enseignant·es au centre des préoccupations et la construire en fonction des besoins exprimés par les équipes, réduire les effectifs des classes, prendre le temps de faire des travaux collectifs en classe, etc. En somme, il y a besoin d’une « autre gouvernance du système éducatif, avec une administration soutenante plutôt qu’injonctive. »