Dans un contexte de montée des vulnérabilités sociales, de transformation des modèles de protection sociale et d’urgence des transitions écologiques, MGEN a choisi de se doter d’un outil de compréhension et d’analyse de son action au plus proche des territoires avec une interrogation : dans quelle mesure la Responsabilité Territoriale de l’Entreprise peut-elle devenir un axe structurant du modèle mutualiste ?
Cette question déplace le rôle de l’entreprise de simple acteur économique vers un acteur responsable sur ses territoires d’implantation.
C’est aussi un sujet profondément politique, comme l’a souligné Claire Thoury lors de soirée de lancement du rapport. Non pas au sens partisan du terme, mais au sens premier, celui de l’organisation de la cité et de la construction du bien commun.
Le rapport RTE MGEN retrace cette exploration, conduite avec plus de quarante initiatives en régions, en associant étroitement équipes nationales, militants permanents, élus, avec un appui précieux des Responsables Relations Institutionnelles et ESS.
Il met en lumière cinq grands domaines d’action – de la prévention santé aux solidarités locales, de l’offre de soins territorialise à la santé‑environnement et à la valorisation de l’ESS – et dégage quatre lignes de force qui structurent la Responsabilité Territoriale de MGEN :
1- La veille sur les besoins locaux et la contribution à l’innovation sociale dans les territoires,
2- L’inscription dans les écosystèmes d’acteurs locaux et la dynamisation des coopérations,
3- Le renforcement de la transversalité de l’action publique,
4- L’ouverture à la participation et le renforcement de l’engagement citoyen.
La responsabilité territoriale des entreprises n’est pas un supplément d’âme, mais un levier de transformation de notre modèle mutualiste pour construire des territoires plus solidaires, plus coopératifs et plus résilients.