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“ Les jeunes ont un rôle à jouer pour revivifier la démocratie “ – Expression d’Eléna Etrillard, chargée de mission droits de l’enfant à Solidarité Laïque.

Alors que le Président Emmanuel Macron cherche à renouer avec la jeunesse, retour sur les enjeux de la participation des jeunes avec Eléna Etrillard, chargée de mission droits de l’enfant à Solidarité Laïque.

En lien avec différentes associations, Solidarité Laïque participe à plusieurs projets qui permettent aux jeunes de davantage participer aux questions qui les concernent. Quels sont les freins identifiés à cette participation ?

Il faut le rappeler, le droit à la participation est un droit affirmé par la Convention internationale des droits de l’enfant. Ce n’est pas une option, c’est une obligation ! Nos politiques publiques doivent permettre aux jeunes de prendre davantage part aux décisions qui les concernent. Or, les gilets jaunes soulignent un malaise démocratique qui est palpable aussi chez les jeunes : certains ne se sentent pas concernés ou plutôt, certains ont l’impression que leur avis ne compte pas. A nous, en France, de changer la donne en montrant que leur avis compte et qu’ils ont le pouvoir d’agir. Un récent sondage montrait que, contrairement à ce que l’on pense, les jeunes ont soif d’engagement, mais que souvent ils ne trouvent pas les leviers pour agir. L’envie de participer à un débat, de lever la voix, c’est quelque chose qui nécessite parfois un accompagnement. C’est ce qu’on remarque au sein du Collège des enfants et des adolescents du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Âge (HCFEA), qu’accompagnent le Scoutisme Français, l’ANACEJ et le Collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant (AEDE) dont Solidarité Laïque est une des associations co-coordinatrices.

Justement, comment on arrive à constituer un tel collège d’enfants et d’adolescents ? Quelles sont les motivations des jeunes qui en font partie ?

Dans le cadre du Collège des enfants et des adolescents, les enfants y ont trouvé un espace où s’épanouir et où exprimer leurs avis sur des sujets qui les touchent. Au fil de l’évolution de leur mandat, on les a vu prendre confiance en eux, oser prendre la parole au milieu des adultes, avec de plus en plus d’aisance. Nous les avons appuyés formés et soutenus. Aujourd’hui, les déterminismes sociaux sont si forts font que certains pensent être moins légitimes à prendre la parole. Pourtant, ils souhaiteraient être écoutés ! II est donc urgent de modifier les pratiques pour enfin recueillir la parole de tous les jeunes. Cet effort est nécessaire pour  leur transmettre les clés pour s’émanciper. Sans cela, les débats ne permettront jamais d’entendre les enfants et les jeunes les plus éloignés des espaces de parole et l’espoir d’un débat démocratique juste est voué à l’échec. […]

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Solidarité Laique : www.solidarite-laique.org .