Toute l’équipe dans le même bateau !

L’exercice permet à l’équipe, grâce à la métaphore du bateau, de réfléchir sur ce qui va lui poser difficulté ou au contraire l’aider pour avancer sur un projet. Bien plus qu’un jeu, le speed boat va permettre de mobiliser l’intelligence collective grâce aux visuels suivants :

• Le bateau : élément central, il symbolise l’équipe, quel que soit l’objet de la réflexion à mener (créer un nouveau produit, mener à bien un projet de transformation, imaginer une autre organisation…).

 L’île : elle représente les objectifs à atteindre (la mise en place d’une nouvelle organisation, l’amélioration d’un process…).

• Le vent : il matérialise les forces de l’équipe. De la même façon que le vent souffle dans les voiles du bateau, ce sont les atouts identifiés par le groupe qui vont lui permettre d’avancer.

• Les ancres : elles servent à figurer les freins, les éléments qui vont ralentir l’équipe.

• Le récif : cet élément n’est pas repris systématiquement dans les ateliers speed boat. Lorsqu’il est utilisé, le récif figure les obstacles qui risquent d’apparaître sur le chemin du bateau (sous entendu de l’équipe).

L’ensemble de ces éléments, une fois dessinés, permet donc de dégager quatre grandes thématiques rappelant la matrice SWOT : Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (opportunités), Threats (menaces).

Toute l’équipe sur le pont

Une séance de speed boat peut être décomposée en deux grandes étapes : brainstorming puis échange collectif.

1. Séance de brainstorming

Chacun réfléchit aux différents thèmes à aborder (objectifs, forces, freins et obstacles). Il matérialise ensuite ses idées, les positionne sur le support visuel (papier ou numérique), et les explicite oralement.
Le positionnement des idées se fait de façon spontanée. Si un membre de l’équipe trouve un frein particulièrement gênant, il le matérialisera en plaçant son idée très bas au niveau des ancres. A l’inverse, s’il considère qu’une des forces de l’équipe constitue un véritable booster, il positionnera son idée très haut dans l’espace qui représente le vent dans les voiles. L’exercice est extrêmement riche puisqu’il permet de récolter des idées très différentes, en fonction des domaines d’expertise de chacun, des différentes personnalités et sensibilités. Une fois que chacun a positionné ses idées, l’exercice se poursuit par un échange collectif.

2. Echange collectif

Grâce au support visuel, l’équipe dispose d’une vue d’ensemble sur le projet. Elle identifie immédiatement les points sur lesquels les idées sont concordantes, et les thèmes sur lesquels il va falloir débattre. Le cadre de la discussion est dessiné pour que le groupe puisse, de façon collective, rechercher des solutions à partir des idées qui émergent naturellement : « Comment pouvons-nous faire pour limiter les éléments qui nous ralentissent ? » « Sur quels atouts devons-nous nous appuyer pour éviter les obstacles ? » L’intérêt de cette méthode ? Toute l’équipe participe, partage sa vision ! Tout le monde s’exprime, sur un pied d’égalité. Le collectif est mobilisé, engagé, sans que la charge du projet ne pèse sur les épaules d’un seul membre.

Quand pratiquer le bateau agile ?

Vous pouvez recourir à cet atelier collaboratif dans tous les contextes, et quel que soit le moment :

En phase de lancement de projet

Qu’il s’agisse de la constitution d’une équipe, de la modification d’un plan de communication, le speed boat va mobiliser l’équipe autour de la définition des objectifs. L’équipe, en partageant ses idées et en débattant, va pouvoir identifier le chemin à parcourir entre sa position actuelle (le bateau) et le but à atteindre (l’île). C’est à partir de ce travail qu’elle va pouvoir découper le chemin en étapes, en « petits pas ». Elle va également pouvoir représenter sur la matrice du speed boat les « aides extérieures » (sous forme de parachutes par exemple) qui, tout au long du projet, vont lui permettre de résoudre des difficultés ponctuelles. Dans ce cas, l’atelier permet à l’équipe d’avoir une vision pour l’avenir et de définir un plan d’action, avec des tâches attribuées à chacun.

Tout au long du projet

L’équipe peut, d’une semaine ou d’un mois sur l’autre, réutiliser son speed boat. Dans ce cas, le mât sert de repère visuel entre le passé et l’avenir. Le groupe fait le point sur ce qui lui permis d’avancer, et sur ce qui l’a ralenti dans sa progression. Il explore comment transformer les freins en accélérateurs, grâce à des actions qu’il planifie (par exemple, si l’équipe s’aperçoit qu’elle a mal communiqué, elle peut décider de mettre en place des points quotidiens la semaine suivante). Pratiqué de cette façon, l’atelier s’inscrit dans une véritable logique d’amélioration continue, en poussant l’équipe à travailler à prendre conscience de ses atouts, à progresser dans sa zone d’amélioration.

En phase de bilan

L’exercice peut également être pratiqué quand un projet est terminé. Dans cette hypothèse, l’équipe est amenée à s’interroger sur la façon dont elle a travaillé. Le speed boat lui permet alors de dresser le bilan, de se remettre en cause, de tirer parti de l’expérience passée. A tout moment dans la vie d’un projet, le speed boat constitue donc un incontournable du travail collaboratif. Simple à réaliser, participative et adaptable, c’est une méthode de travail agile qui permet à toute l’équipe d’avancer. Au fil de l’eau et au fil du temps, contre vents et marées !

N.B : Pour une séance encore plus collaborative, n’hésitez pas à proposer à l’équipe de concevoir elle-même la matrice du bateau. Île paradisiaque ou île déserte, petit voilier ou paquebot… la représentation visuelle que le groupe se fait du projet lui permettra, dès le démarrage, de prendre conscience de la façon dont elle appréhende le projet et d’en discuter !

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